3 octobre
Couplée avec la visite du Château, une seconde visite guidée a permis à une vingtaine d’adhérents et de sympathisants de Lorry-lès-Metz « au fil du temps », de découvrir l’ancienne résidence de campagne propriété de Madame Carré de Malberg, son beau pavillon de réception situé côté jardin agrémenté d’un joli mobilier, ainsi que la chapelle.
Malgré de grandes souffrances physiques et psychologiques, la vénérable Dame consacra sa vie à aider les pauvres et les jeunes femmes en difficulté. Le mouvement salésien né à Lorry-lès-Metz sous l’impulsion de cette bienfaitrice continue à rayonner dans le monde entier sur tous les continents, porté par des milliers de référents laïcs et religieux, qui mettent en œuvre la doctrine de Saint-François-de-Sales proche de celle de Saint-Vincent-de-Paul. Après son décès le 28 janvier 1891, Caroline Carré de Malberg fut inhumée provisoirement dans un caveau familial du cimetière de l’Est aux côtés de ses quatre enfants, dont elle avait difficilement fait le deuil. Quelques années plus tard elle fut inhumée définitivement dans le chœur de la chapelle construite à Lorry-lès-Metz, dont l’agencement a été revisité en 2024 par l’artiste plasticienne-sculptrice Fleur Nabert. La cause de Caroline a été présentée au Vatican qui l’a élevée au rang de Bienheureuse, en attendant une éventuelle béatification.
Dans la continuité de son œuvre, trois religieuses missionnaires, parmi lesquelles Sœur Michelle qui a guidé notre groupe, ce dont nous la remercions chaleureusement, résident sur place et réservent une part importante de leur temps à l’accueil d’étudiantes nécessiteuses, qui peuvent moyennant un loyer très bas se loger dans des chambres meublées décentes. En parallèle, des séminaires et des conférences sont régulièrement programmés dans cette maison dont la vocation est exceptionnelle. Détails des faits historiques et illustrations sont accessibles dans le Bulletin no 31 publié par notre association en décembre 2017, dont quelques exemplaires sont encore disponibles à la vente.
Photos Jean-Luc Baudinet et Gérard Kester.


















